Budget primitif 2009 : le groupe socialiste vote contre !
Lors de la séance publique du 27 mars 2009, le Conseil général des Hauts-de-Seine a examiné le Budget primitif 2009, le groupe socialiste a voté contre. C'est Guy JANVIER qui est intervenu, au nom du groupe socialiste, lors de la discussion générale sur les grands équilibres du budget.
Voici l'intervention de Guy JANVIER :
"Les perspectives de décroissance pour l’année 2009 viennent d’être publiées : - 2,9 % pour la France. Elles sont catastrophiques, puisque, derrière ce chiffre, ce sont des licenciements en masse, des fermetures d’entreprises, plus de précarité et de pauvreté dans notre pays.
Contrairement à ce que vous affirmez, l’ampleur de la crise n’a pas ses origines à l’extérieur de nos frontières.
Il s’agit d’abord de la faillite d’un système, celui d’un capitalisme libéral dont vous étiez, jusqu’à peu, de fervents partisans…
Dans un article récent du journal « Le Monde », Robert Castel écrivait "On assiste à une marchandisation rampante de larges secteurs de la société et, au premier chef, du monde du travail. Elle entraîne le chômage de masse, la précarisation des relations du travail, le retour sur le devant de la scène de la vielle figure du travailleur pauvre, la multiplication des situations bâtardes comme celle des bénéficiaires du revenu de solidarité active ou des "contrats aidés"... Un nouveau précariat prend ainsi place dans notre société...
Ceux-là même qui militaient pour la disparition de l'Etat en appellent aujourd'hui à lui pour faire face au cataclysme. Ils prétendent même vouloir refonder le capitalisme en le moralisant...
Mais moraliser le capitalisme est un non sens. Le capitalisme est amoral par nature. Il ne se soucie pas d'éthique ni de solidarité, mais de compétitivité, d'efficience et de profits, et ce faisant il est parfaitement dans son rôle. On ne peut pas changer la logique interne du capitalisme. Mais on ne peut pas davantage éluder sa présence et sa puissance. Il faut avoir la lucidité de reconnaître que nous sommes, et pour longtemps, dans une société capitaliste, et que le marché est une composante essentielle de la modernité. Dès lors, sauf à faire la révolution (mais qui la fera ?), le problème est de vivre avec le marché sans être dévoré par lui. »
Une des principales origines du mal qui gangrène notre société, c’est la croissance inexorable des injustices et des inégalités. Notre département en est hélas le symbole.
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