Dans le numéro de septembre 2006 du "92", le mensuel d'information du Conseil général, Guy Janvier a fortement défendu les propositions du groupe socialiste pour faire de l'éducation une priorité départementale :
Avec près de 73.000 collégiens dans 130 établissements, dont 94 publics, le département doit répondre au formidable enjeu que représente la réussite éducative de tous ces jeunes. Et c’est parce que les collèges offrent un cadre privilégié pour l’apprentissage de la vie en société d’une classe d’âge qui quitte progressivement le stade de l’enfance que le 92 se doit d’être exemplaire, en offrant des établissements de qualité, à taille humaine, et en consacrant d’importants moyens à leur équipement et à leur fonctionnement.
Assurer la réussite scolaire de tous les enfants, telle doit être notre ambition. Devant l’accroissement des inégalités face à l’acquisition des savoirs, chaque collectivité devrait prendre ses responsabilités pour tenter de les réduire.
L’Etat, d’abord. Il ne donne pas les moyens nécessaires : peu ou pas de médecins scolaires, d’infirmières, d’assistantes sociales. En moyenne, 1 surveillant pour plus de 300 élèves, dans les établissements de notre département. C’est totalement insuffisant. Ce ne sont pas les policiers référents qui pallieront le manque de personnel d’encadrement, pas plus que les médiateurs éducatifs, même si ceux-ci, bien intégrés, peuvent s’avérer utiles.
Le Département, ensuite. Nous voulons que les budgets consacrés aux collèges et à l’éducation soient une des priorités du conseil général, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui. L’objectif du département est d’investir 100 millions d’euros par an pour les cinq prochaines années pour rénover ou construire de nouveaux collèges. Un tel plan de rénovation est incontournable pour offrir un enseignement public de qualité à chacun. Mais il est insuffisant. De nombreux établissements doivent être construits ou rénovés.
D’autres chantiers ont pris du retard, tout aussi essentiels, comme l’extension des classes informatiques mobiles. J’ai proposé que le Conseil général suive l’exemple d’autres départements dirigés par la gauche qui ont généralisé le cartable électronique.
Le groupe socialiste continuera à se mobiliser pour l’instauration de bourses départementales à destination des collégiens, le développement des études dirigées, du dispositif P@ss 92, étendu cette année aux classes de 4°, pour un soutien renforcé aux établissements en ZEP, pour l’accroissement de la dotation en manuels scolaires, et pour un soutien accru aux initiatives pédagogiques locales.
Des moyens existent qu’il suffirait de redéployer. Le Pôle Léonard de Vinci continue à coûter 30M€ par an au département pour 3700 étudiants, soit autant que pour les 73 000 collégiens. Et ce n'est pas l'effet d'annonce indiquant que certains jeunes défavorisés pourront y poursuivre leur scolarité qui rétablira une réelle justice.
C’est à l’aune de la réussite de tous nos enfants, quelle que soit leur origine, quel que soit leur quartier, que devrait être jugée la performance de notre politique !


Commentaires